Correction théâtre
Question n°1 :Lire les documents n°1 et n°2, quel est des deux documents, l’extrait du roman et l’extrait du théâtre?.
Le texte n°1 est un extrait de roman et le texte n°2 est un extrait de théâtre.
Question n°2:Dites quelles sont les différences entre l’un et l’autre ; entre le roman et le théâtre. S'il n'existe pas de différences entre ces deux livres pourquoi avoir inventer deux noms?
Théâtre. |
Roman. |
Il n’y a pas de narrateur. Seuls les personnages peuvent nous raconter ce que nous ne savons pas. Le théâtre est un spectacle qui se joue devant un public présent dans la salle. L'histoire racontée est limitée dans le temps et donc dans l'espace et dans les actions. En deux heures de représentation on ne peut par tout faire. Une pièce est découpée en actes et en scènes. |
Il existe un narrateur pour nous donner à voir ce que nous ne voyons pas. Le roman ne connaît pas de limite de temps, de lieux et d’actions. Un roman peut raconter mille ans ; se dérouler dans l’univers entier, rapporter des centaines d’actions. Un roman est découpé en partie et en chapitre. |
Question n°3 : Dans le document n°2, qui est le tout début d’une pièce de théâtre de Molière, quels sont les éléments qui ont pour but d’informer plus le public que les personnages entre eux ?
Cette dispute entre Madame Pernelle et les autres personnages est une scène familiale. Par leurs propos, les personnages nous apprennent, à nous les spectateurs, les différents liens qui les unissent.
Vers 3 : « Laissez ma bru (…)». Une bru est une belle-fille.
Vers 6 : « Mais ma mère (…)».
Vers 13 : « Vous êtes, ma mie, une fille suivante ». C’est à dire une servante.
Vers 17-18-19: « Vous êtes un sot, en trois lettres, mon fils ».
C’est moi qui vous le dit, moi qui suis votre grand-mère »
Et j’ai prédit cent fois, à mon fils, votre père (…) »
Vers 22 : « Mon Dieu ! sa sœur, vous faites le discrète, »
Vers 25 : « Mais ma mère… ».
Vers 26 : « Ma bru, ne vous déplaise (…) ».
Vers 28 : « Et leur défunte mère en usait beaucoup mieux ».
Vers 33 : « Pour vous, monsieur son frère ».
Il est évident que toutes ces informations sont destinées au public. On peut imaginer que dans la réalité, les différents membres d’une famille ne se rappellent pas constamment leur lien de parenté.
Question n°4 :Trouvez dans le document n°4 les apartés. Quel effet ceux-ci produisent-t-ils sur le spéctateur?
Le document n°4, montre bien, par les indications scéniques, que dans la réplique 4, Zénaïde et Ostwald sont ensembles sur scène ; d’ailleurs Ostwald s’adresse à Zénaïde. Pourtant ce dernier ensuite, parle fort, suffisamment pour que le public puisse l’entendre, mais Zénaïde fait semblant de ne pas écouter : c’est une aparté. Ainsi le public connaît l’état d’âme intime du personnage malgré la présence d’autres personnages.
Question n°5 : Dans cette pièce de Molière « Le malade imaginaire », Angélique est amoureuse de Cléanthe. Ce dernier promet de demander à son père sa main le jour même. Le matin, le père d’Angélique, Argan rencontre sa fille. Dans la suite du texte, se développe le quiproquo.
Lisez le document n°3 et dites quel est le quiproquo de cette scène ?
Le quiproquo dans cette scène est évident : Le père et la fille ne parle pas de la même personne. La fille croyant que son père a rencontré Cléanthe, se réjouit du mariage. Argan, le père est content de voir sa fille heureuse, jusqu’au moment où le quiproquo se dévoile.
Question n°6 :Lisez attentivement les documents n°a ; b ; c. Dites à quel genre appartient chacun de ces extraits en justifiant votre réponse.
L’extrait 6a est une comédie :
La condition des personnage est modeste.
Le but de la pièce est de faire rire (le déguisement, l’obstination de Madame Jourdain, les répliques).
La fin est heureuse, un mariage que monsieur Jourdain a refusé se fera tout de même. Celui-ci n’accepte pour sa fille qu’un mariage glorieux avec un grand personnage. Qu’à cela ne tienne, le prétendant se déguise en fils du Grand Turc. Monsieur Jourdain accepte, mais Madame Jourdain pour sa fille, préfère un mariage d’amour que de raison. Elle ne voit pas le subterfuge du déguisement et c’est maintenant elle qui refuse. En fin de compte, elle comprend, rentre dans le jeu et déclare « Envoyons quérir (chercher) un notaire ».
L’extrait 6b est une tragédie :
Les personnages sont des rois : Mithridate est un roi (vers 4).
La fin est tragique, Mithridate meurt sans avoir pu éliminer la présence des Romains.
Son fils Xipharès, a conscience de son devoir : « Et par tout l’univers cherchons-lui des vengeurs » vers 10.
L’extrait 6c est un drame :
Les personnages ne sont pas de hauts personnages : Triboulet est le bouffon du roi de France. La fin est triste, ce n’est pas une comédie. Ce n’est pas non plus une tragédie à cause de la condition modeste des personnages, mais aussi et peut-être surtout parce que l’essentiel dans cet extrait, ce sont les sentiments du héros pour sa fille.